Le test du Fujifilm X-Pro 1

Le test du Fujifilm X-Pro 1
Mon compagnon de voyage après 18 mois de test du Fujifilm X-Pro 1, dans le nord de la Thaïlande

Cela fait un peu plus de 18 mois que j’utilise quasiment tous les jours le boitier Fujifilm X-Pro 1. Le moment idéal pour faire le bilan de ce boitier. Certes celui-ci a été remplacé par le X-Pro 2, mais il est toujours utile de partager l’expérience. (février 2017 – octobre 2019)

Les points négatifs rencontrés lors du test du Fujifilm X-Pro 1

Commençons donc par les sujets qui fâchent. Au moins on ne pourra pas me soupçonner d’essayer de « refourguer » des vieux stocks de boîtiers Fujifilm X-Pro 1.

La batterie est un peu faible

Oui l’un des points faibles de cette appareil photo, c’est le manque crucial de batterie. Avec une batterie chargée vous pourrez espérer faire environ trois cents photos. Ne parlons pas de l’utilisation en mode nuit, là au bout d’une petite cinquantaine de photos en pose B, la batterie flanche. Vous l’aurez compris, l’autonomie du X-Pro 1 est assez réduite.

Il faut donc acheter une voir deux batteries de rechange pour avoir l’esprit tranquille. Problème, une batterie originale coûte plus de 70 euros et certains magasins n’hésitent pas à l’afficher autour des 100 euros. Cela commence à faire cher. Surtout pour ce qui est au départ pratiquement un défaut de conception de l’appareil. Et bien sûr pour enfoncer le clou les vendeurs vous disent de ne pas acheter de batteries analogues dans des sous marques. Il faut acheter seulement l’originale, la batterie produite par Fujifilm, celle qui coûte un bras. A titre personnel je n’ai pas hésité un seul instant à acheter une sous-marque.

Le déclencheur du X-Pro 1 est lent

J’ai toujours privilégié les boîtiers télémétriques que ce soit en argentique ou en numérique. Et ce pour deux raisons bien précises. La première est le faible encombrement de ce genre de boitier et la seconde, c’est tout simplement pour la rapidité du déclencheur. En effet comme la visé télémétrique que l’on appelle aussi « rangefinder » permet de voir sans recours à un miroir. Lorsque l’on déclenche normalement la prise de vue est instantanée et beaucoup plus rapide. Mais, malheureusement cela n’est pas valable pour le Fujifilm X-Pro. Il est un peut lent mais on lui pardonne.

La roulette de sur-exposition et de sous-exposition

Oui, sur le haut du boitier se trouve une petite molette qui permet très facilement de sur-exposer ou de sous-exposer votre prise de vue. En d’autres termes, cette molette vous permet d’éclaircir ou d’assombrir l’image.

Les mauvaises langues diront que cette molette est tellement accessible qu’elle se dérègle toute seule. Moi, j’aurai tendance à dire que cela ne me dérange nullement étant donné que je suis rarement d’accord avec la cellule. Je suis donc en permanence en train de sur exposer un peu les photos.

Si l’utilisation de cette molette vous embête, n’hésitez pas un seul instant à passer en exposition manuelle, c’est très agréable et l’on gagne un peu de temps.

Le cas du coucher de soleil

Bangkok vue depuis un rooftop
Un coucher du soleil pris avec un iphone 6

Et pour ce qui concerne les photos de couchers de soleil, il est quasiment impossible de prendre un coucher de soleil avec des couleurs dignes de ce nom. Résultat lorsque je souhaite prendre un joli coucher de soleil, je sors mon téléphone de ma poche et je prends une photo dont les couleurs sont bien plus proches de la réalité.

Les deux photos n’ont bien évidemment pas été retouchées. Les angles sont différents étant donné que le X-Pro 1 était équipé d’un équivalent 21 mm et que la focale de l’iphone 6 est équivalente à un 28 mm.

Fujifilm, le X-Pro 1 à l'essai
Photo d’un coucher de soleil à Bangkok avec mon X Pro 1 Fujifilm

Les points positifs du X-Pro 1

Une vue à couper le souffle en Terre de Feu
Le X-Pro 1 avec le 50-140 mm à ouverture constante 2,8 en janvier 2020

Le X-Pro 1 est compétitif

Autant le dire tout de suite, ce boitier est comme son nom l’indique un boitier pro. Et pour 1250 euros neuf il est plutôt abordable surtout si on le compare aux boîtiers pros des autres marques. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai penché vers Fujifilm. Le prix était un argument, mais pas seulement.

Et pourquoi pas acheter un X-Pro 1 d’occasion ?

Aujourd’hui 8 ans après sa sortie le X-Pro 1 n’a presque pas pris une ride. On trouve ce boitier entre 300 et 350 euros sur le marché d’occasion avant négociation. C’est un prix excellent et même si des réparations sont à prévoir chez PM2S (le SAV officiel de Fujifilm à Bois d’Arcy en région parisienne).

Cela vous coutera toujours nettement moins cher de faire une remise à niveau plutôt que d’acquérir la nouvelle version. Le fameux et excellent boitier X-Pro 3 qui vaut environ 1900 euros TTC.

Le design d’un télémétrique numérique

Depuis ces dernières années il était difficile de trouver un boitier numérique esthétique. Le boitier Fujifilm X-Pro 1, a réussi le pari être un boitier au design réussi et qui intrigue. Mais au-delà d’une ligne épurée, ce boitier est un véritable appareil photo. Et non pas un ustensile pensé par des ingénieurs qui n’ont jamais fait de photo.

Vous en doutez? Sur certains appareils photos il est pratiquement impossible d’accéder au réglage de l’ouverture et / ou de la vitesse.

Or sur le X-Pro 1 on retrouve la bague de diaphragme et la molette des vitesses se trouvent à leurs emplacements habituels. Et c’est l’un des très rares appareils photos à proposer un tel degré de finition.

En voyage avec le X-Pro 1
Dans un café à Ushuaia avec le X-Pro 1 et le 14 mm 2,8

Lorsque l’on pèse les pour et les contres, on a un avis plutôt favorable en ce qui concerne le Fujifilm x-pro 1. Prix, design, qualité des images et robustesse du boitier et de l’objectif.

La qualité des images est irréprochable

Avec son capteur de 12 millions de pixels le X-Pro 1 n’a pas à rougir face à la concurrence. En condition de lumière normal le rendu est parfait. Les photos de nuit sont excellentes. Autant d’arguments qui plaident pour que l’on continu à utiliser encore longtemps ce très joli boitier aux allures de Leica.

crédits photo: Yann

Bonus : Le SAV de Fujifilm

PS: mention spéciale pour le SAV Fujifilm. Pour accéder au SAV le numéro est payant, 0,15 centimes la minute, il n’y a pas de petites économies. Pour faire réparer son matériel Fuji en France, pas de chance, la société Fujifilm ne possède pas de laboratoire en France. Il y en a un en Allemagne et en Angleterre mais pas pour le marché français.

Il faut donc passer par PM2S.fr qui se trouvent à Bois d’Arcy dans les Yvelines. Et a priori le devis est payant 20 euros TTC. Par contre bonne nouvelle: cela fait 20 ans qu’ils assurent les réparations pour Fujifilm. J’ai amené par deux fois mon X-Pro 1 chez PM2S et les réparations ont toujours été faites en temps et en heure.

1 er problème: le bouton ON / OFF était un peu dur, la platine supérieure à donc été changée et prise en charge par la garantie.

2 ème problème lors du test au long court du X-Pro 1 : l’obturateur a lâché au bout de deux ans et demi. Coût de l’opération 210 euros TTC. Non prix en charge par Fujifilm malgré une garantie « exceptionnelle » de 3 ans accordée pour le lancement du boitier en 2012. (j’ai toujours le courrier en ma possession)

dernière mise à jour le 13 août 2020