Décembre, le mois des tempêtes

Lorsque les tempêtes arrivent le spectacle est toujours garanti
Lorsque les tempêtes arrivent le spectacle est toujours garanti

Tous les marins vous le diront, le mois de décembre est le pire mois en bord de mer. La mer est encore relativement « chaude » et les masses d’air froid déboulant de l’océan Arctique via l’Islande puis l’Irlande créent des conditions parfois dantesques dans le golfe de Gascogne. Décembre c’est le temps des tempêtes. La fin de l’automne et ensuite ce sera l’entrée dans l’hiver. L’anticyclone des Açores est aux abonnées absents et les dépressions peuvent alors s’approcher très près des côtes.

« Un sale temps à ne pas mettre un cochon dehors »

Décembre, le mois des tempêtes
Décembre, le mois des tempêtes

L’expression consacrée c’est « un temps de cochon » pour parler du mauvais temps. Oui mais voilà, parfois le temps devient tellement mauvais que la dernière des choses que l’on est envie de faire c’est de sortir. Et pourtant, lorsque l’on connait les heures des marées et les endroits où observer les tempêtes, on a pas vraiment envie de rester à la maison. Observer une tempête depuis la terre ferme, à quelque choses de particulièrement excitant. Certains y perdent d’ailleurs parfois la vie, comme ce fut le cas lors d’une tempête au pied du phare de Biarritz.

Une jolie vague s'écrasant sur une digue et une tempête sous le soleil
Une jolie vague s’écrasant sur une digue et une tempête sous le soleil

 

Une vague dont l'écume recouvre totalement la digue de Batz
Une vague dont l’écume recouvre totalement la digue de Batz

Le port Saint-Michel à Batz sur Mer

Il y a certains jours dans l'année où il ne vaut mieux pas traîner sur les rochers
Il y a certains jours dans l’année où il ne vaut mieux pas traîner sur les rochers

Même lorsque le ciel est bleu et que le soleil réchauffe péniblement la côte, il vaut mieux sagement rester sur les sentiers balisés. Les vagues n’ont pas toutes la même intensité. Généralement il faut même les attendre un peu. Tous les surfeurs vous le diront, les vagues arrivent par série de 2 ou 3 vagues et cela peut parfois monter jusqu’à 6 ou 7. Une fois la série passée le bouillonnement continue certes, mais les vagues ne sont plus si dangereuses.

Ces promeneurs inconscients ignorent que certaines vagues peuvent les emporter en mer
Ces promeneurs inconscients ignorent que certaines vagues peuvent les emporter en mer

 

Le petit port Saint-Michel en décembre
Le petit port Saint-Michel en décembre

La Roche Bernard à Batz-sur-mer

Une vague déferlant dans la baie du Grand Mathieu
Une vague déferlant dans la baie du Grand Mathieu

Lorsque les éléments se déchaînent, il y a un endroit où il faut se rendre, c’est la Roche Bernard. Un lieu on l’on trouve un restaurant éponyme et surtout les plus belles vagues de tout le département de la Loire Atlantique. Il est toujours un peu compliqué de donner une taille aux vagues mais une choses est sure, elles sont massives et elles emportent tout sur leur passage.

Une vague en fin de journée à Batz-sur-mer
Une vague en fin de journée à Batz-sur-mer

Pêcher un jour de mauvais temps

Un bateau de pêche venant poser ses casiers au plus près des côtes
Un bateau de pêche venant poser ses casiers au plus près des côtes

Même en image, difficile de s’imaginer combien le métier de marin est compliqué. Mais les statistiques sont sans appel, marin-pêcheur, c’est d’ailleurs la profession la plus dangereuse en France. En terme de chiffres tout d’abord 94% des morts suite à un accident du travail sont des hommes et seulement 6% sont des femmes.

La profession la plus dangereuse est celle de marin-pêcheur. Un marin pêcheur à un risque huit fois plus élevé de mourir qu’un ouvrier du bâtiment. 

Malgré le mauvais temps et les risques, les marins embarquent tous les jours
Malgré le mauvais temps et les risques, les marins embarquent tous les jours

La plage de la Govelle à Batz-sur-mer

Un jour de mauvais temps à la Govelle, Batz-sur-Mer
Un jour de mauvais temps à la Govelle

crédits photos: Yann Vernerie